Un diptyque pensé comme un événement

Avec La Bataille de Gaulle, le réalisateur Antonin Baudry s'attaque à un morceau d'histoire nationale particulièrement scruté : l'action de Charles de Gaulle à la tête de la France Libre pendant la Seconde Guerre mondiale. Le projet a été découpé en deux longs-métrages distincts, "L'Âge de Fer" sorti le 3 juin, et "J'écris ton nom" prévu pour le 26 juin, un format ambitieux rarement tenté pour une fresque historique française.

Juin 1940, le point de bascule

Le récit s'ouvre sur l'effondrement de la France et la signature de l'armistice. Au milieu du chaos, un général jusque-là peu connu du grand public refuse de céder et s'échappe vers Londres pour défendre l'idée que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue. Sans armée, sans appui logistique, mais avec une conviction inébranlable : c'est cette tension entre la solitude du personnage et l'ampleur historique de son geste que le film cherche à capter.

Un casting au diapason de l'ambition du projet

Simon Abkarian incarne de Gaulle, entouré d'un casting international comprenant Simon Russell Beale et, pour le second volet, Niels Schneider et Anamaria Vartolomei. Ce mélange de comédiens français et anglo-saxons traduit la volonté du film de s'adresser autant au public hexagonal qu'à un public international, dans un genre — le grand film de guerre français — qui s'était fait plus rare ces dernières années.

Le pari du grand spectacle historique

En misant sur deux films plutôt qu'un seul long-métrage condensé, La Bataille de Gaulle prend le risque de l'essoufflement, mais s'offre aussi le temps de creuser un personnage complexe loin des clichés de manuel scolaire. Reste à voir si le public français, plutôt habitué aux comédies et aux drames intimistes, suivra ce pari du grand récit historique jusqu'au bout du diptyque.

ESPACE PARTENAIRE RÉSERVÉ