Un démarrage très en dessous des attentes

Un an après le lancement réussi de Superman sous la houlette de James Gunn, DC Studios espérait confirmer la relance de son univers avec Supergirl. Le résultat est amer : le film n'a rapporté que 37,1 millions de dollars en Amérique du Nord et environ 62,6 millions de dollars dans le monde lors de son premier week-end d'exploitation, un chiffre nettement inférieur aux 50 à 55 millions de dollars visés en interne par le studio avant la sortie.

Un budget colossal, un seuil de rentabilité hors de portée

La production de Supergirl aurait coûté environ 170 millions de dollars, auxquels s'ajoute un budget marketing avoisinant les 120 millions de dollars. Selon les informations rapportées par Variety, le film devrait engranger plusieurs centaines de millions de dollars au box-office mondial pour espérer atteindre l'équilibre financier, un objectif qui paraît désormais très difficile à tenir compte tenu du démarrage poussif du long-métrage et des estimations de pertes qui circulent, allant de 80 à plus de 100 millions de dollars selon les sources.

Milly Alcock, une star sans filet financier

Autre élément souligné par Variety : contrairement à des vedettes comme Joaquin Phoenix ou Lady Gaga sur Joker : Folie à deux, qui bénéficient d'accords leur garantissant un pourcentage des recettes dès le premier dollar, Milly Alcock n'a pas ce type de clause dans son contrat pour incarner Kara Zor-El. L'actrice révélée par House of the Dragon aurait touché un cachet d'environ 400 000 dollars pour ce rôle principal, une rémunération qui allège en théorie la pression financière sur le studio, sans toutefois suffire à compenser l'ampleur de l'échec commercial.

Un accueil critique et public mitigé

Le film souffre également d'une réception partagée, avec une note tournant autour de 55 à 56% sur Rotten Tomatoes et un B- obtenu auprès du public lors des sondages CinemaScore. Un accueil correct sans être enthousiaste, qui n'a pas permis à Supergirl de dépasser le cercle des amateurs déjà convaincus par les films de super-héros, alors que le personnage de Kara Zor-El reste beaucoup moins populaire auprès du grand public que son cousin Superman.

Quelles conséquences pour l'avenir de DC Studios ?

Cet échec relance un débat plus large sur la stratégie de James Gunn et Peter Safran à la tête de DC Studios : peut-on encore consacrer des budgets dignes d'un blockbuster à des personnages secondaires, moins connus du grand public ? Le prochain film du studio, Clayface, prévu pour le 23 octobre, mise justement sur un budget beaucoup plus modeste, autour de 40 millions de dollars, une approche qui pourrait s'imposer comme la nouvelle norme pour les productions DC centrées sur des figures moins iconiques que Superman ou Batman.

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