Un rôle qui reste dans la famille

Pour incarner le King of Pop, Antoine Fuqua a fait un choix qui pouvait sembler évident mais qui restait risqué : confier le rôle à Jaafar Jackson, le propre neveu de Michael Jackson, fils de Jermaine Jackson. Malgré la ressemblance physique frappante, rien n'était acquis : l'acteur a dû passer par de véritables essais avant d'obtenir le rôle, et s'est ensuite imposé une discipline de fer pendant deux ans, danse quotidienne incluse, pour s'approcher au plus près de l'icône.

Une stratégie de tournage à contre-courant

Plutôt que de suivre la chronologie classique d'un tournage, Antoine Fuqua a choisi de filmer les performances scéniques dès le début du projet. L'objectif : plonger immédiatement Jaafar Jackson dans le grand bain pour qu'il trouve sa légitimité dans le rôle avant d'aborder les scènes dramatiques. La reconstitution du concert de Wembley, avec son interprétation de "Bad" devant 72 000 spectateurs reconstitués, a ainsi été l'une des toutes premières scènes tournées.

Une clause posthume qui a bouleversé le calendrier

Le tournage de Michael a connu des rebondissements qui dépassent le cadre artistique. Le film devait initialement sortir en octobre 2025, mais une clause contractuelle rédigée du vivant de Michael Jackson interdisait à tout biopic de mentionner ses démêlés judiciaires. La dernière partie du scénario y faisant référence, Antoine Fuqua a dû retourner l'intégralité des scènes finales, repoussant la sortie à avril 2026 et faisant grimper un budget déjà conséquent de 150 millions de dollars.

Le pari d'un biopic sans filtre... ou presque

Entre l'envie de rendre justice à l'immense héritage musical de Michael Jackson et la nécessité de composer avec les zones d'ombre de sa vie privée, Michael s'annonce comme un exercice d'équilibriste. Le résultat, lui, appartient désormais au public : reste à voir si cette histoire de tournage mouvementée se ressent à l'écran, ou si elle s'efface derrière la performance de Jaafar Jackson.

ESPACE PARTENAIRE RÉSERVÉ